Mizrahi Tefahot c. Orly Haran : la banque supportera la moitié du préjudice lié à la spéculation sur options
Le tribunal a partiellement rejeté la demande de la banque portant sur environ 12,3 millions de NIS et jugé que la banque supporte la moitié du préjudice causé sur le compte d'une cliente par l'activité spéculative de son fils, menée avec l'accompagnement d'employés de la banque.
Contexte et faits : l'action de Mizrahi Tefahot contre Orly Haran
Les détails présentés ici reposent sur des articles de Globes et de Bizportal du 10 juillet 2013. Le texte intégral du jugement n'a pas été trouvé en accès libre. Selon Globes, le jugement a été rendu le 8 juillet 2013 par la vice-présidente du tribunal de district de Tel Aviv, la juge Drora Pilpel.
Selon les articles, Orly Haran était cliente de l'agence Mizrahi de l'aéroport Ben Gourion depuis 35 ans. Ses comptes étaient gérés de manière prudente, sans activité sur les titres ni sur les produits dérivés. En 2005, elle a donné à son fils une procuration pour agir sur son compte.
Le fils a mené une activité spéculative à grande échelle, sur des actions et des options sur l'indice de Tel Aviv, avec le soutien des employés de la banque et parfois sous leur conseil. Selon Globes, après environ trois ans, des pertes d'environ 20 millions de NIS s'étaient accumulées. La banque a arrêté l'activité et a assigné la cliente. Après qu'elle a remboursé environ 9 millions de NIS, la demande a été modifiée à environ 12,3 millions de NIS.
Les arguments des parties
La banque demandait que la responsabilité de la totalité de la dette soit mise à la charge de la cliente. Selon elle, la cliente connaissait le risque et avait signé tous les formulaires, y compris des formulaires d'octroi de crédit, en sachant que le compte n'était plus prudent.
La cliente soutenait que la responsabilité incombait à la banque. Selon elle, les employés de la banque savaient que le compte était géré de manière risquée, inadaptée à ses besoins, et sont restés indifférents. Selon ses avocats, ils n'ont réagi que lorsque les garanties se sont épuisées.
Ce qu'a jugé le tribunal : devoir de diligence renforcé et « suicide économique »
Selon les articles, la juge a constaté que la cliente n'était pas impliquée dans le compte, hormis la signature de formulaires. Le fils gérait le compte et consultait l'employé de la banque et la salle des marchés.
La juge a réparti la responsabilité. L'obligation de la mère était de suivre ce qui se passait sur son compte. L'obligation du fils était de ne pas agir sans comprendre les risques. Quant à la banque, elle a relevé que lorsqu'un compte présente un découvert d'environ un million de dollars et que la banque continue à le gérer à condition que les garanties soient renforcées, elle se préoccupe davantage d'elle-même que du client.
Selon Globes, il a été jugé que le devoir de diligence de la banque est renforcé, car elle est le professionnel, en particulier dans les opérations inhabituelles. Il a aussi été jugé que lorsque la banque parvient à la conclusion que le comportement du client risque de provoquer un « suicide économique », il faut arrêter l'activité sur le compte.
Le résultat : le préjudice, environ 12 millions de NIS, sera partagé à parts égales. La cliente paiera 6 millions de NIS à la banque. Selon l'avocat de la banque, elle a aussi été condamnée à payer les honoraires des avocats de la banque, d'un montant de 40 000 NIS. La banque a indiqué envisager un appel devant la Cour suprême. Les articles ne précisent pas si un appel a été interjeté.
Ce que cela signifie pour les clients de Mizrahi Tefahot
Le jugement montre que le tribunal examine ce que la banque savait d'un compte dont l'activité s'écarte du schéma habituel du client. Toutefois, la cliente elle-même a supporté la moitié du préjudice. Un client qui a donné une procuration sur son compte doit suivre ce qui s'y passe. D'autres informations de contexte figurent sur la page Le devoir de loyauté de la banque.
Sources
- Globes : « La banque doit empêcher le "suicide économique" du client », 10 juillet 2013
- Bizportal : suicide économique, elle avait donné à son fils une procuration sur son compte
Questions fréquentes sur les jugements contre la banque Mizrahi Tefahot
Qu'a décidé le tribunal dans l'action de Mizrahi Tefahot contre Orly Haran ?
Selon les articles, la juge Drora Pilpel a jugé que la banque et la cliente partageraient à parts égales un préjudice d'environ 12 millions de NIS, de sorte que la cliente paiera 6 millions de NIS à la banque.
Que signifie « suicide économique » dans le jugement ?
Selon Globes, il a été jugé que lorsque la banque parvient à la conclusion que le comportement du client risque de lui causer en peu de temps une perte économique dévastatrice, il faut arrêter l'activité sur le compte.
Une cliente est-elle responsable des actes d'un mandataire sur son compte ?
Le tribunal a jugé que son obligation était de suivre ce qui se passait sur le compte, et a donc mis à sa charge la moitié du préjudice.
Un appel a-t-il été interjeté ?
La banque avait indiqué à l'époque envisager un appel. Les articles examinés ne précisent pas s'il a été interjeté.
Le texte intégral n'a pas été trouvé en accès libre ; détails selon des comptes rendus, pas encore vérifiés par rapport au texte de la décision ; vérifier si un appel a été interjeté
Comment citer
Action de la banque Mizrahi Tefahot c. Orly Haran ; numéro de dossier non précisé, tribunal de district de Tel Aviv, 08.07.2013. Source : Net HaMishpat (base des tribunaux israéliens), dossier Action de la banque Mizrahi Tefahot c. Orly Haran ; numéro de dossier non précisé.
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- Juridiction
- tribunal de district du Centre (Petah Tikva)
- Montant
- 48 500 000 NIS
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